Sinistres climatiques et garantie décennale : pourquoi votre contrat mérite un examen attentif en 2026

Les événements climatiques majeurs se multiplient en France depuis plusieurs années, et 2025 en a offert une illustration particulièrement marquante pour le secteur de la construction. Fatalement, les professionnels du BTP font face à des contrats de garantie décennale de plus en plus contraignants et à des tarifs en hausse, dans un contexte où la sinistralité liée au climat ne cesse de progresser. EGCA Assurances fait le point sur ces évolutions et rappelle que ses équipes restent disponibles pour accompagner tout entrepreneur du bâtiment qui souhaite faire le bilan de sa couverture actuelle.

Les sinistres climatiques en France en 2025 : un bilan alarmant

En janvier 2025, les tempêtes Floriane et Herminia ont successivement frappé le Nord-Ouest et la Bretagne. Les crues de la Vilaine et de la Seiche ont atteint des niveaux historiques, et les dégâts ont conduit à une multiplication des reconnaissances de l’état de catastrophe naturelle dès les premières semaines de l’année. De mai à août, un épisode de sécheresse durable a touché 30 % du territoire français selon Météo-France, un phénomène que les climatologues considèrent désormais comme une composante régulière du climat hexagonal. En mai, le Var a subi des inondations importantes, et en septembre, des ruissellements urbains ont de nouveau affecté plusieurs communes du Sud-Est.

L’année 2025 a concentré en quelques mois des épisodes de sécheresse, d’inondations et de tempêtes d’une intensité que la France n’avait pas connue avec cette régularité depuis plusieurs décennies. Sur le plan économique, ces événements ont produit des effets durables sur le secteur du BTP.  Les bilans des assureurs construction ont ainsi été alourdis sur plusieurs exercices consécutifs.

L’impact direct de ces événements sur la sinistralité de la garantie décennale

La sécheresse prolongée de 2025 a accentué le phénomène de retrait-gonflement des argiles. Les mouvements du sol fragilisent les fondations des bâtiments, provoquant des fissures structurelles sur les murs porteurs et les dallages, parfois plusieurs années après la réception des travaux. Les pluies intenses et les tempêtes ont de leur côté généré des infiltrations et des désordres sur les toitures, les façades et les menuiseries extérieures. Les interruptions de chantier liées aux aléas climatiques ont également favorisé l’apparition de malfaçons indirectes, notamment sur les ouvrages restés exposés aux intempéries sans protection temporaire.

Il faut savoir que la sécheresse est devenue le premier facteur de sinistralité décennale, devant même les inondations. Les maisons individuelles, les extensions et les bâtiments collectifs construits en zone argileuse concentrent une part croissante des déclarations. Or un sinistre décennal lié au retrait-gonflement des argiles peut mettre trois à dix ans avant de se manifester visiblement après la réception des travaux, ce délai alourdit mécaniquement le ratio sinistres / primes des assureurs construction sur plusieurs exercices successifs, et les professionnels du BTP en ressentent déjà les premiers effets tarifaires.

Pourquoi les assureurs durcissent leurs conditions d’assurance décennale ?

Les assureurs ont calculé leurs primes 2026 pour couvrir des sinistres dont les effets se manifesteront jusqu’en 2036.
Ils intègrent dans leurs modèles trois facteurs principaux :

  • l’inflation des coûts de construction ;
  • la fréquence accrue des événements climatiques extrêmes ;
  • le relèvement de la surprime Cat-Nat (une taxe prélevée sur tous les contrats d’assurance pour financer l’indemnisation des catastrophes naturelles) de 12 % à 20 % en janvier 2025.

Comment cet ajustement se traduit-il concrètement dans les contrats ? Les hausses tarifaires ciblent en priorité les espaces géographiques à risque et les métiers les plus exposés.

Les exclusions et les franchises sur les événements climatiques ont été renforcées dans de nombreux contrats. Les assureurs exigent désormais plus fréquemment la réalisation d’une étude de sol de type G2 avant toute mise en garantie, ainsi que des diagnostics de résilience et des mesures de prévention adaptées au contexte géographique de chaque chantier. Les profils affichant une sinistralité élevée (notamment les couvreurs, les étancheurs et les maçons intervenant en zone argileuse) font l’objet de résiliations plus fréquentes, et le nombre d’assureurs disponibles sur ces créneaux se réduit progressivement.
L’allongement des délais de déclaration des sinistres décennaux, qui peuvent survenir jusqu’à dix ans après la réception des travaux, contraint les assureurs à provisionner des montants croissants sur plusieurs années et renforce leur politique de durcissement des conditions d’accès à la garantie.

Comment les constructeurs et artisans du BTP peuvent se protéger efficacement ?

Face à ces évolutions, la première démarche consiste à relire attentivement son contrat de garantie décennale actuel. Il convient d’identifier les clauses relatives aux événements climatiques, vérifier le niveau des franchises et examiner l’étendue des extensions de garantie. Un contrat souscrit avant 2023 présente souvent des lacunes face aux nouvelles exigences des assureurs.

Les compagnies spécialisées dans les risques climatiques offrent une meilleure stabilité tarifaire et des garanties mieux calibrées aux réalités du terrain. Plusieurs dispositions permettent de réduire concrètement les risques de sinistres, tels que le respect des DTU adaptés au contexte climatique local, la réalisation d’études géotechniques préalables et la mise en place de protections temporaires.

Nous rappelons qu’EGCA Assurances accompagne les professionnels du BTP en auditant gratuitement leur contrat existant. Votre contrat couvre-t-il vraiment les risques climatiques auxquels vous êtes exposé aujourd’hui ? Après avoir audité gratuitement votre contrat existant et comparé les offres de plusieurs assureurs spécialisés, négocie directement les meilleurs tarifs, notre cabinet vous présente une garantie décennale adaptée à vos risques climatiques actuels en quarante-huit heures maximum.